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Les lépidoptères ont des métamorphoses complètes, et quatres ailes recouvertes sur les deux faces, de petites écailles colorées semblable à une poussière fugace.

 La tête comprend plusieurs parties : 

Les antennes, au nombre de deux, servent à détecter les odeurs ; elles sont en forme de massue chez les papillons de jour. 

Les deux gros yeux composés de milliers de facettes. 

Les palpes, en avant de la tête, servent à détecter les plantes qui nourrissent la chenille

La trompe ou spiritrompe qui sert à aspirer le nectar des fleurs ; quand elle est au repos, elle est enroulée sous les palpes.  

Le thorax comporte les trois paires de pattes terminées par de petites griffes pour s’agripper aux végétaux ; elles servent aussi à détecter certaines odeurs ! 

Les ailes couvertes d’écailles de couleur et renforcées par les nervures. Il y a deux ailes antérieures (du dessus) et deux ailes postérieures (du dessous).

L’abdomen est assez long, il est composé de plusieurs segments ; la femelle pond par l’extrémité de l’abdomen. 

Dans sa vie évolutive, le lépidoptère se présente sous quatre états : l’oeuf, la chenille, la chrysalide et l’insecte parfait ou papillon.

La femelle pond ses oeufs en vol ou en les déposant sur, ou non loin, des plantes qui doivent nourrir les futures chenilles ; ces oeufs sont visqueux et se collent naturellement. 

Après la période qu’on peut appeler d’incubation ou la chaleur atmosphérique fait office de couveuse, la jeune chenille découpe avec sa bouche une sorte de calotte dans l’oeuf, et en sort pour prendre sa nourriture. 

Elles ont le corps allongé, plus ou moins cylindrique, composé de douze segments ou anneaux, d’une tête écailleuse luisante, et sont munies de pattes symétriquement placées, au nombre de cinq à huit paires. 

Les pattes sont de deux sortes, les pattes écailleuses ou vraies pattes au nombre de six, et de consistance cornée, sont placées près de la tête sous les trois premiers anneaux et deviendront celles du papillon. 

Les pattes membraneuses ou fausses pattes sont des espèces de mamelons susceptibles de s’allonger, de se dilater et de se raccourcir ; elles sont en nombre variable de quatre à dix, suivant les genres de papillons, et sont placées sous les anneaux intermédiaires, sauf la dernière paire appelée anale, la plus éloignée de la tête et le plus ordinairement placée à l’extrémité du corps.

La chenille possède des mâchoires pour broyer les matières dont elle se nourrit, et au milieu de la lèvre inférieure on aperçoit un petit mamelon percé d’un trou appelé filière, par où sort la soie que filera la chenille. 

Les chenilles sont tantôt lisses, tantôt garnies de poils, de tubercules, d’épines ou même de sortes de cornes placées tantôt à l’avant, tantôt à l’arrière du corps. En grossissant, et avant de se transformer, la chenille se dépouille plusieurs fois de sa peau qu’elle abandonne, ce sont-les mues.

Arrivée à tout son développement, la chenille cesse de manger, se décolore, cherche un endroit favorable, se dépouille de sa peau, et prenant une forme plus ou moins ramassée passe à son troisième état, celui de chrysalide

Suivant les genres, la chrysalide est nue ou enveloppée d’un réseau de soie filé par la chenille, qui s’enferme ainsi dans un cocon ; exemple celui du ver à soie. En cet état, la chenille devenue chrysalide ne se nourrit plus et reste immobile à moins qu’on n’y touche. Au bout d’un certain temps, l’enveloppe coriace ou coque de la chrysalide est rompue, et le papillon sort en s’ouvrant un passage dans le cocon s’il en existe. Les ailes sont alors molles et plissées ; mais au contact de l’air, ces ailes s’étalent, se sèchent, deviennent rigides, et l’insecte parfait prend son essor. 

Ces quatre états, forment ce que l’on appelle les métamorphoses du lépidoptère. A l’état parfait, le corps des lépidoptères se compose de la tète, du thorax et de l’abdomen. Le thorax porte toujours, sauf quelques exceptions, quatre ailes membraneuses et six pattes. 

La tête, arrondie, comprimée en avant, porte deux yeux, grands, composés d’innombrables facettes et bordés de poils. A la partie supérieure, sont les yeux lisses ou stemmates qui n’existent que chez les papillons nocturnes. En avant des yeux, sont des organes appelés palpes, dont deux petits, les supérieurs, et deux grands, les inférieurs, composés de trois articles dont le dernier est souvent en pointe aiguë. 

La spiritrompe ou trompe, située entre les palpes, se compose de deux filets plus ou moins longs, cornés, concaves et engrenés, formant trois petits canaux ; elle sert à l’absorption des sucs nutritifs, et est roulée en spirale entre les palpes. Lorsque le papillon s’en sert, il la développe en arc pour l’introduire dans le calice des fleurs. Les antennes sont situées en avant de chaque oeil ; il y en a deux. Elles se composent d’un grand nombre d’articles de forme variable. 

Le thorax ou corselet est formé de trois segments intimement unis ; le premier ou antérieur, très court, en forme de collier, porte le nom de prothorax ; le second ou médian celui de mésothorax ; le troisième ou postérieur celui de métathorax ; ces deux derniers toujours soudés ensemble et paraissant ne former qu’une pièce. En dessus du métathorax existe une petite pièce triangulaire appelée écusson. La partie supérieure du thorax s’appelle le dos et l’inférieur, la poitrine. Celle-ci porte les six pattes, qui se composent de plusieurs pièces : 1° la hanche, 2° la cuisse, 3° la jambe et 4° le tarse composé de cinq articles mobiles, et terminé par un double crochet servant à la préhension. 

Les ailes attachées à la partie supérieure du thorax sont toujours au nombre de quatre, excepté chez quelques familles où elles sont à l’état rudimentaire et impropres au vol. Chacune d’elles, considérée à part, consiste en deux lames membraneuses intimement unies entre elles par leur face interne, et divisées en plusieurs parties distinctes par des filets cornés plus ou moins saillants nommés nervures. Les ailes sont recouvertes en dessus et en dessous d’écailles très fines juxtaposées (quelquefois assez éparses) qui s’enlèvent facilement au toucher ou par suite du frottement quand le papillon a beaucoup volé.

Super FamilleNb espèces FranceNb espèces Loiret
Rhopalocères261104
Zygènes40env. 11
Sésies56?
Bombycoïdes14485
Noctuelles867env. 346
Géomètres639env. 227

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